Friday, June 23, 2017

Les Le Pen : tel père, telle fille, bien plus qu’on ne pense ?

En 1987, lors de l’affaire du « détail », Jean-Marie Le Pen a malheureusement très vite battu en retraite et il a finalement admis l’existence et le fonctionnement des mythiques « chambres à gaz [nazies] ».
Tout récemment, « Hannibal », alias Martin Peltier, vient de nous faire une remarque en ce sens dans Rivarol et hier « Bocage » a été bien inspiré d’appeler notre attention sur son article (bulletin 5989, « Rivarol : Si seulement Le Pen avait osé … ») :

Il faut toujours lire l’hebdomadaire Rivarol (19 avenue d’Italie, 75013 Paris, www.rivarol.com) si l’on ne veut pas passer à côté d’une belle perle.
Dans le Rivarol n° 3287 du 15 juin, Hannibal – toujours lui ! – dans un article intitulé « De l’imposture de Zorro à l’assassinat de Jeanne d’Arc » (en page 12), s’interroge sur celui ou celle qu’il aurait fallu choisir pour défendre la nation française et il écrit :
A vrai dire, Le Pen lui-même n’avait pas tout à fait le profil. C’était Du Guesclin, ce qui n’est déjà pas si mal. Il lui manquait les voix, celles d’en haut, pas celles des électeurs, sainte Catherine, sainte Marguerite. Il lui manquait, pour réussir une pleine rupture avec le système, une volonté de sacrifice christique, qui lui aurait fait prononcer certaines vérités en direct au vingt heures, amenant sa mort politique pour libérer l’Euramérique de son mensonge originel. Mais il n’est pas facile de se laisser tuer en direct sur le Golgotha médiatique. Ne pleurons pas sur le passé, voyons l’avenir. Pour que les peuples continuent à espérer en Jeanne d’Arc, il y a sacrément intérêt à ce qu’elle se ramène fissa. La foi flageole.

Rappelons-nous la mémorable interview (http://www.ina.fr/video/CAB87032378) où, il y a trente ans, le 15 septembre 1987, interrogé sur les chambres à gaz nazies, Le Pen avait répondu : « Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé ». Il avait ajouté que, personnellement, il n’avait pas pu en voir. Et, vivement pris à partie, il avait vite cédé concluant que, de toute manière, ces chambres à gaz n’étaient en somme qu’un moyen parmi d’autres pour les Nazis de massacrer les juifs ; celles-ci ne constituaient donc qu’un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.
Le 18 septembre 1987 il a tenu à se justifier dans une longue déclaration à la salle de conférences de l’Assemblée nationale, publiée par Le Quotidien de Paris dans son édition des 19-20 septembre, p. 2, dont voici un extrait :

Les camps de concentration où moururent par millions juifs, tziganes, chrétiens et patriotes de toute l’Europe et les méthodes employées pour mettre à mort les détenus : pendaisons, fusillades, piqûres, chambres à gaz, traitements inhumains, privations, constituèrent un chapitre, une partie, un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, comme en témoignent d’ailleurs tous les ouvrages généraux qui y furent consacrés.

Il est dommage qu’à ses agresseurs il n’ait pas dit qu’il comptait sur eux pour lui faire voir ce qu’il n’avait pas pu voir et que personne d’autre que lui n’avait pu voir et décrire devant un tribunal de façon convaincante : il n’existe, en effet, aucune expertise médico-légale attestant de ce qu’en tel camp, à tel endroit, il a réellement fonctionné une telle « arme de destruction massive ». En 1945-1946, au cours de leur grand procès-spectacle de Nuremberg, les accusateurs de l’Allemagne n’en ont pas fourni la moindre description. Les plans de construction des cinq crématoires d’Auschwitz, que j’ai découverts le 19 mars 1976 et qu’on tenait soigneusement cachés, montrent au contraire que ces crématoires n’ont jamais contenu que des locaux inoffensifs et radicalement impropres à un quelconque gazage homicide.
Il vaut la peine d’écouter Le Pen trois jours après le soir du « détail » (http://www.ina.fr/video/CAB87032637), puis quatre mois plus tard, en janvier 1988 (http://www.ina.fr/video/I00005274).
Dans son récent programme électoral on l’a vu réclamer en principe l’abrogation de la loi anti-révisionniste dite « loi Gayssot » mais, à moins que je ne me trompe, il n’est jamais intervenu en faveur d’un révisionniste aux prises avec la police de la pensée. Encore en 2017, il n’a élevé aucune protestation en faveur du libraire Benoît Loeuillet, responsable du Front national à Nice, chassé du jour au lendemain de son parti par les soins de Marine Le Pen en personne (à ce sujet voyez mon bref article du 18 mars 2017 : Marine Le Pen entre en campagne contre le révisionnisme historique. Que va décider Jean-Marie Le Pen ?).
 Les Le Pen : tel père, telle fille, bien plus qu’on ne pense ?  
                                                                                                                       23 juin 2017

Saturday, June 3, 2017

Mon procès contre Ariane Chemin (9 mai 2017) : pour mémoire, le cas symptomatique de Raul Hilberg


Le plus prestigieux des historiens de ce qu’on appelle « l’Holocauste » ou la « Shoah », ou « l’extermination des Juifs » n’est autre que le professeur Raul Hilberg (1926-2007), juif américain, qui, pour sa part, tenait à parler de ce qu’en termes plus mesurés il appelait « La destruction des Juifs d’Europe » (The Destruction of the European Jews).

Dans mon compte rendu de l’audience du 9 mai 2017 du procès que j’ai intenté contre la journaliste Ariane Chemin, relisez de près les termes dans lesquels cet historien a fini par nous expliquer que, si l’on ne trouve en fin de compte aucune preuve de la réalité d’une telle horreur, c’est que cette horreur sans précédent aurait été perpétrée secrètement (!) à la suite d’un complot (!!) ourdi par la bureaucratie allemande qui, peu à peu, avait renoncé à l’écrit pour l’oral et usé de la télépathie (!!!). Je ne plaisante pas ; selon R. Hilberg, ce crime aux proportions gigantesques avait été commis, en propres termes, par l’effet d’« une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie ».

En 1988 est parue La destruction des Juifs d’Europe (Fayard, 1 101 pages). Il s’agissait de la traduction de The Destruction of the European Jews (New York, London, Holmes & Meier, 3 volumes, 1 274 pages) ; curieusement, cette édition se qualifiait de « Revised and Definitive », une précision absente de la traduction française. Dans sa livraison du mardi 7 juin 1988, en page 7, le journal Le Monde décidait de frapper un grand coup en faveur de la sortie du livre en français et contre « le révisionnisme à la Faurisson ». En un pavé de citations, il regroupait les avis de cinq personnalités faisant autorité dans l’historiographie de la « Shoah ». Le ton des commentaires était tout simplement dithyrambique. Qu’on en juge !

Claude Lanzmann, dans Le Nouvel Observateur, avait salué un livre unique :

Livre unique, livre phare, livre môle, vaisseau d’histoire ancré dans le temps et comme hors du temps, immortel, immémorial, auquel rien, dans la production historique ordinaire, ne peut se comparer.

Dans L’Express, Luc Ferry, futur ministre de l’Education nationale, et Sylvaine Pasquier avaient, pour leur part, écrit :

La Destruction des Juifs d’Europe s’impose déjà comme la référence obligée sur le sujet ... Contre le révisionnisme à la Faurisson, la critique morale échoue, faute d’argumentation scientifique. Cette somme pulvérise la prétendue démonstration de l’inexistence des chambres à gaz ; et analyse, chiffres à l’appui, l’ampleur de ce que Le Pen appelle « le point de détail ».

Quant à Annette Levy-Willard, dans Libération, elle avait salué un monument :

Un monument implacable du XXe siècle. Le récit, jour après jour de la genèse, de l’idée, de la mise en place, du fonctionnement de la gigantesque machine à broyer des millions d’êtres vivants.

Pierre Vidal-Naquet, dans La Croix, avait annoncé « Un livre magistral ».

De 1961, année où était parue la première édition de son ouvrage, jusqu’en 1982, R. Hilberg s’en était tenu à l’explication traditionnelle selon laquelle le IIIe Reich avait, de bout en bout, ordonné, organisé et mené à bien une destruction systématique des « Juifs d’Europe » en usant d’ordres et de moyens dont, en principe, il devait être facile de retrouver de multiples preuves. C’est à partir de la fin des années 1970, quand les révisionnistes ont vraiment démontré l’inexistence ou l’inconsistance des preuves avancées, que R. Hilberg, mis au pied du mur et sommé de fournir de véritables preuves, s’est vu finalement contraint d’exposer en 1983 son insoutenable théorie de ce qu’il a appelé «
 an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy ». Deux ans plus tard, en janvier 1985, lors du premier procès de Toronto où comparaissait le révisionniste Ernst Zündel, assisté notamment de l’avocat Doug Christie que je secondais en qualité d’expert, R. Hilberg, lui-même expert de l’accusation, allait subir en plein prétoire la plus cuisante et la plus humiliante des défaites. La transcription officielle des débats en fait foi.

Personnellement je garde en mémoire l’instant pathétique où le malheureux Hilberg a quitté la barre d’où il avait si piteusement tenté de répondre à nos questions. Nous avons, lui et moi, échangé un regard. Emu par sa défaite, j’ai alors failli quitter ma place, me porter à sa rencontre et le réconforter d’un mot. Je m’en suis abstenu, eu égard au sort bien plus déplorable de mon ami Ernst Zündel et de tant de révisionnistes. Par la suite, pendant des années, il donnera l’impression de maintenir sa thèse, si absurde, si aberrante et même si loufoque qu’on ne saurait guère lui en trouver d’équivalent dans la production historiographique ; seuls les procès de sorcellerie religieuse ou de sorcellerie politique ont atteint de tels sommets d’inanité. Il mourra en 2003, ce qui lui épargnera de constater que par la suite, de 2003 à 2017, la thèse exterminationniste ira de désastre en désastre si bien qu’elle ne subsiste plus aujourd’hui, çà et là, que par la force injuste de lois d’exception et grâce à une répression judiciaire de plus en plus cynique contre les révisionnistes. R. Hilberg aura certes fait « école » mais dans le sens le plus fâcheux du mot : plus s’accumulent de nouvelles versions de la thèse officielle où l’on s’efforce encore de nous faire croire à l’existence durant la dernière guerre mondiale d’une extermination des juifs, plus s’affiche l’impossibilité d’en fournir la moindre preuve. Sur le plan de la science et de l’histoire, la victoire des révisionnistes est totale ; sur le même plan historique et scientifique la défaite des exterminationnistes est écrasante et s’accompagne, en outre, du déshonneur d’exercer une telle répression, digne des régimes totalitaires.

Ne l’oublions jamais, c’est avec Raul Hilberg que l’histoire de la prétendue Shoah a vraiment tiré ses premières et ses dernières balles. C’est avec l’existence de son gros ouvrage en anglais, en français, en allemand que, pendant quelques années, on a pu faire croire à une partie du grand public qu’un prestigieux historien américain avait gagné la partie contre les révisionnistes. Mais c’est aussi, en grande partie, à cause de son exemple et de ses pures spéculations d’« historien de papier » qu’en fin de compte les adversaires du révisionnisme historique ont non seulement perdu la bataille mais aussi perdu l’honneur.

NB : En 2003 paraîtra une troisième édition en anglais. En 2006, Gallimard en publiera une traduction en français présentée comme une « édition définitive, complétée et mise à jour » « avec des compléments et rajouts inédits de l’auteur pour cette version française ».
3 juin 2017

Saturday, May 27, 2017

Je porte plainte pour diffamation contre Ariane Chemin, journaliste du "Monde" (audience du 9 mai 2017)


Un dessin de Karlo : rarement un dessin a-t-il aussi bien résumé une audience

Mieux vaut tard que jamais. Me sont enfin parvenus quelques « reportages » sur l’audience qui s’est tenue le 9 mai 2017 à la XVIIe chambre correctionnelle de Paris où, sous la présidence de Mme Fabienne Siredey-Garnier, je portais plainte pour diffamation publique contre la journaliste Ariane Chemin. En 2014, dans un gros ouvrage intitulé Le Monde, 70 ans d’histoire, publié par Flammarion, elle m’avait décrit comme « un menteur professionnel », un « falsificateur » et un « faussaire de l’Histoire ».

En ce 9 mai, tout au long d’une interminable audience, pas un exemple, pas une preuve n’ont été apportées d’un mensonge, d’une falsification ou d’un faux qu’on aurait pu découvrir dans mes écrits ou déclarations, de 1974 à nos jours ! Dans le passé, certains avaient parfois formulé ce type d’accusations diffamatoires mais il leur en avait cuit. Tel avait été le cas en 1983 pour un certain Bernard Edelman et, en 2007, pour Robert Badinter, ancien ministre de la Justice. Le premier, dans une « note sous jugement » publiée par le Recueil Dalloz Sirey de doctrine de jurisprudence et de législation, avait dénaturé un arrêt me concernant pour mieux me traiter de faussaire ; il avait été condamné (et son éditeur avec lui) par un jugement du 23 novembre 1983, jugement confirmé par un arrêt de la cour d’appel du 8 mars 1985 ; à son tour, le 15 décembre 1986, la cour de cassation confirmait. Quant à R. Badinter, il avait menti en prétendant m’avoir « fait condamner pour être un faussaire de l’histoire » ; au procès que je lui avais intenté pour diffamation, il avait littéralement « échoué en son offre de preuve » (ce sont les propres mots du tribunal) mais il avait été acquitté au bénéfice de « la bonne foi » ; en conséquence, il m’arrive de l’appeler « Robert Badinter, mon menteur, mon diffamateur … de bonne foi ».

Des « témoins » avaient été annoncés pour ce 9 mai, des témoins capables, en principe, de prouver mes mensonges, mes falsifications et mes faux.

Deux ténors, en particulier, étaient attendus : d’une part, Serge Klarsfeld et, de l’autre, Claude Lanzmann, l’auteur du film Shoah. Las ! Ils ne se sont pas présentés à la barre ! Nulle explication n’a été fournie de leur absence ! S’est présenté un certain Laurent Joly, un universitaire, qui a reconnu et prouvé de facto qu’il ne connaissait pour ainsi dire rien au sujet ; pour refuser de répondre à des questions qui l’embarrassaient il a, comme certains autres, utilisé un subterfuge consistant à prendre une posture de vertueuse indignation devant mon questionnement et à refuser de m’adresser la parole.

Valérie Igounet s’est dite « intimement persuadée » de telle triste « vérité » sur mon compte mais a pris soin d’ajouter : « Je ne suis pas psychologue » ; elle n’a produit aucune preuve de mes turpitudes et s’est vite éclipsée. L’historienne Annette Wievorka n’a pas mieux fait mais elle a tout de même accepté une forme de dialogue. 

Au centre du procès : Ariane Chemin, une journaliste « people » à l’ignorance crasse ! Au cœur du problème historique soulevé : un prestigieux historien juif, Raul Hilberg, un savant ! A eux seuls, ces deux destins croisés nous donnent une idée de la manière dont un énorme mythe des temps modernes prend naissance, puis se développe pour finalement s’effondrer sur le plan strictement historique et scientifique tandis que sa survie médiatique n’est plus qu’une illusion.

A. Chemin a reconnu qu’elle s’était aventurée sur un terrain dont elle ne connaissait rien. Si elle a pleuré à l’audience, c’est peut-être en songeant aux trop réelles épreuves subies par les victimes de la déportation mais c’est peut-être aussi, et surtout, en constatant une fois de plus que, sur le plan historique et scientifique, ses amis étaient bien incapables de répondre à l’argumentation révisionniste. Au début de sa mésaventure elle avait, les yeux fermés, accordé confiance à la rumeur selon laquelle les « négationnistes » n’étaient que des menteurs faciles à confondre et voilà qu’il lui fallait se rendre à l’évidence : ces « négationnistes », ces « pervers », ne cessaient d’accumuler victoires sur victoires sur le plan de l’histoire et de la science (voy. La totale victoire des révisionnistes sur le plan historique et scientifique, 31 décembre 2015).

La recevant à mon domicile en août 2012, j’avais, devant elle, prononcé le nom de Raul Hilberg, le plus grand historien de « la destruction des juifs d’Europe ». « Qui c’est ça ? » m’avait-elle naïvement lancé. Je m’étais alors fait un devoir de lui montrer qu’au cours du temps, cet universitaire américain avait pris conscience de ce qu’il n’existait décidément aucune preuve d’une prétendue politique d’extermination des juifs d’Europe pendant la guerre. Faute de preuve, R. Hilberg en avait été réduit à une « explication » totalement fumeuse : pour lui, les bureaucrates nazis s’étaient secrètement entendus pour abandonner l’écrit au profit de l’oral (sic) et, pour perpétrer leur immense crime, ils avaient opéré par « transmission de pensée consensuelle » (sic). Oui, textuellement, selon R. Hilberg, pendant la guerre il avait fonctionné « une vaste bureaucratie [nazie] pratiquant une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle » (an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy) ! A la trop crédule journaliste, j’avais montré et lu quelques brefs passages de la traduction en français du gros ouvrage de R. Hilberg (La Destruction des juifs d’Europe, Fayard, 1988, 1101 pages ; p. 51-54 et p. 60). Pour R. Hilberg, il n’avait, en fait, pas existé « un plan préétabli » pour un massacre organisé des juifs (p. 51) ! Tout à coup, à l’en croire, « la décision fut prise d’anéantir tous les juifs d’Europe » (ibid.) mais le grand historien ne nous dit pas un seul instant quand, par qui ou sous quelle forme cette extraordinaire décision a été prise ; idem pour l’ordre prétendument donné à des « groupes mobiles de tueurs » en Russie. Il écrit que « Ressentant le besoin d’agir sans contrainte, [ces bureaucrates] créèrent un climat [sic] propice qui leur permit d’écarter progressivement le modus operandi du formalisme écrit » pour « des opérations secrètes » (p. 52). A la seule page 53, R. Hilberg s’autorise toutes les affirmations suivantes, dont je reproduis certains mots en italique : il y eut 1) des « directives écrites non publiées », 2) de « larges délégations de pouvoir aux subordonnés, non publiées », 3) « des accords implicites et généralisés entre fonctionnaires, aboutissant à des décisions prises sans ordre précis ni explications », 4) « En dernière analyse, la destruction des juifs ne fut pas tant accomplie par l’exécution de lois et d’ordres que par suite d’un état d’esprit, d’une compréhension tacite, d’une consonance et d’une synchronisation », 5) « L’opération  ne fut pas confiée à une agence unique », 6) « il n’y eut jamais d’organisme central chargé de diriger et coordonner à lui seul l’ensemble du processus », 7) « L’appareil de destruction s’étendait de tous côtés ; il était diversifié et, avant tout, décentralisé ». A la page 60, toujours en observant le même flou artistique, il conclut que cette prodigieuse et monstrueuse entreprise criminelle a été l’œuvre « d’une très vaste machine administrative » sans « organisme spécial », sans « budget particulier » (un comble, surtout en temps de guerre où rien ne peut se faire sans une dotation sévèrement délimitée, précise et contrôlée). Chacune des branches administratives [ministérielle, des forces armées, de l’économie, du parti] devait jouer dans le processus un rôle spécifique, et chacune trouver en elle-même les moyens d’y accomplir sa tâche ». Autant dire que nous nous situons là dans Les Nuées d’Aristophane. Il va sans dire que, dans la suite de son gros ouvrage, l’auteur ne fournit pas plus d’explication à tant de mystères et d’abstractions quintessenciées, dignes d’un sophiste que ses adversaires révisionnistes ont publiquement démasqué en janvier 1985, à Toronto, au premier procès d’Ernst Zündel. Le cas de R. Hilberg a préfiguré celui de tous nos « historiens de l’Holocauste ». Tous ont échoué dans leur entreprise et n’ont laissé derrière eux que des productions livresques et fallacieuses « destiné[e]s aux « poubelles de l’histoire » (formule reprise par un Jean-Claude Pressac revenu de sa collaboration avec S. Klarsfeld ; voy. V. Igounet, Histoire du négationnisme en France, Seuil, 2000, p. 652).

L’avocate de la journaliste A. Chemin, Me Catherine Cohen-Richelet, a parlé pour ne rien dire. Elle n’a pas caché son embarras devant l’arrêt du 26 avril 1983 (première chambre civile, section A), qui avait rendu hommage à la qualité de mes recherches et de mes conclusions sur « le problème des chambres à gaz ». La cour avait, en effet, déclaré qu’on ne trouvait dans mes travaux sur le sujet aucune trace 1) de légèreté, 2) de négligence, 3) d’ignorance délibérée ou 4) de mensonge. En foi de quoi, avaient ajouté les magistrats, « la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur ce sujet] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ». Autrement dit, tout Français se voyait reconnaître le droit de reprendre à son propre compte mes  propres conclusions sur « le problème des chambres à gaz ».

Le procureur, Mme Gilbert, n’a pas montré plus de compétence et elle allait endormir l’assistance quand, soudain, s’est produit un coup de théâtre. L’avocat des Editions Flammarion, Me Christophe Bigot, s’est levé pour déclarer : « Il faut être pessimiste ! » Il s’en est pris aux prédécesseurs de la présidente qui, à son avis, avaient été les victimes de la « perversité intellectuelle » de Faurisson. Choix de citations de Me Bigot : les juges avaient succombé à la « sidération ». « Ils n’avaient pas été à la hauteur ». Ils avaient eu « des pudeurs de collégiennes ». « On a intoxiqué les juges ». « Vous êtes manipulés par Faurisson ». « C’est tout simple, extrêmement simple : sa perversité arrive toujours à ses fins ». « Il est établi que Robert Faurisson est un falsificateur ». Or, « vous ne dites jamais que c’est établi ». « Je laisse de côté les chambres à gaz ». « Le génocide des juifs est établi ». « C’est un crime établi par Nuremberg, une juridiction internationale ». Voyez « ce qui vous pend au nez ». « Ne vous laissez pas entraîner par les précédentes décisions ». « Vos prédécesseurs n’ont pas eu ce courage ». « Il faut desserrer l’étau ». « Les juges bricolaient ». « On a droit à l’indignation ». Le dossier de ce procès est « un dossier à enjeu ». Bref, pour cet avocat, grâce à la loi Gayssot se prévalant du procès de Nuremberg, tout était clair : « C’est établi, ça a été tranché ». Il ne restait plus qu’à frapper. Le brave homme ignorait-il que, pour ce qui était de frapper Faurisson avec le knout de la loi portant le nom du communiste Jean-Claude Gayssot, on ne s’en était pas privé ? L’ennui est que la loi Gayssot ou « loi Faurisson » réprime la contestation de l’existence de « crimes contre l’humanité » tels que définis et sanctionnés en 1945-1946 par un semblant de tribunal, constitué de vainqueurs jugeant leurs propres vaincus et cela selon leur propre bon vouloir et avec la conviction que ce procès de Nuremberg était « la continuation de l’effort de guerre des nations alliées » (Procureur Robert Jackson, organisateur en chef du procès, le 26 juillet 1946, TMI XIX, p. 415). L’article 19 du statut de ce « tribunal » prononçait cyniquement : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves … ». L’article 21 ajoutait : « Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique mais les tiendra pour acquis ». Ce « tribunal » considérait comme « preuves authentiques », et donc indiscutables, les documents et rapports officiels des « Nations Unies » (dénomination datant de janvier 1942). Sans vergogne, il décrétait d’avance la culpabilité d’entiers groupes humains. Il excluait toute possibilité d’appel. Sans rien prouver, il accréditait une somme impressionnante de mensonges et de ragots, tels que celui du « savon juif », des gazages homicides de Dachau, des abat-jours de peau humaine, l’attribution aux Allemands du massacre de Katyn sans compter des aveux ou confessions extorqués par la privation de sommeil et autres moyens coercitifs, comme allaient plus tard l’admettre leurs bourreaux (voyez, par exemple, Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz, 7 mai 1987). A eux seuls, les multiples ouvrages de Carlos Whitlock Porter, tels que War Crimes Trials and Other Essays, ont fait justice de ces ignominies. Invoquer directement ou indirectement l’autorité du prétendu « Tribunal militaire international de Nuremberg », c’est se moquer du monde et se déshonorer soi-même. On ne connaît personne qui admettrait d’être jugé par des magistrats capables d’adopter les principes et le comportement des juges du  TMI. Répétons-le, 1) en ce qui concerne un ordre ou un programme d’extermination des juifs, 2) en matière de chambres à gaz d’exécution, 3) sur le chiffre de six millions de juifs exterminés, le TMI n’a apporté aucune preuve. Il a osé dire qu’Adolf Eichmann en personne avait indiqué ce chiffre de six millions alors qu’en réalité c’est Wilhelm Höttl qui avait déclaré dans une déposition écrite sous serment (affidavit) qu’Eichmann lui avait fait cette confidence. Pour plus de détails sur ce scandaleux mensonge de W. Höttl et du TMI, voyez Les Victoires du révisionnisme (suite), 11 septembre 2011. Pour ces gigantesques assassinats imputés aux vaincus, le TMI n’a pas même ordonné une seule de ces expertises médico-légales qui, on le sait, sont indispensables dans le cas de l’assassinat ou du suicide d’un seul individu.

Au moins dans ses tirades, Me Bigot a-t-il, par ailleurs, insisté sur le point suivant : jamais Faurisson n’a été, de sa vie, convaincu par un tribunal ou une cour d’avoir été un menteur, un falsificateur, un faussaire en quelque domaine que ce fût. Je n’ai jamais été contredit quand, dans mes conclusions ou dans le prétoire, j’en ai appelé à l’adage bien connu selon lequel « Ce n’est pas devant les tribunaux que l’Histoire peut trouver ses juges ». Les magistrats ne peuvent  s’instituer « juges de l’Histoire ». Parfois ce principe a été répété par les magistrats eux-mêmes des tribunaux et des cours devant lesquels j’ai eu à comparaître. Quant au « génocide des juifs », jamais le Tribunal militaire international ni aucun autre tribunal n’en a produit la preuve ! Rappelons qu’en 1951, l’historien Léon Poliakov, qui avait été attaché à la délégation française de Nuremberg, avait conclu que, pour tous les chapitres de l’histoire du Reich nous disposions d’une surabondance de documents à l’exception d’un seul chapitre, celui de « la campagne d’extermination des juifs ». On ne connaissait, disait-il, aucun document sur ce point (Bréviaire de la haine / Le IIIe Reich et les Juifs, Calmann-Lévy, 1974 [1951], p. 171). Par la suite, « malgré les recherches les plus érudites » (François Furet), on n’a rien trouvé de plus de 1946 à nos jours. En revanche, les révisionnistes ont produit des milliers de faits, de documents et d’arguments matériels ou physico-chimiques prouvant que le Troisième Reich n’a pu commettre contre les juifs le crime positivement atroce du « Génocide », de « l’Holocauste » ou de « la Shoah ».

On aura compris que j’attends avec curiosité le jugement que Mme F. Siredey-Garnier rendra dans cette affaire le mardi 6 juin 2017, à 13h30, à la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.
27 mai 2017

***
                                                                                                                                           
NB: Le lendemain, mercredi 7, aura lieu, en appel, à la salle Jules Grévy, le procès qui m’est fait pour avoir participé, le 11 décembre 2006, à la conférence de Téhéran sur « l’Holocauste »  ; à cette conférence avaient été invités aussi bien des tenants de la thèse officielle de « l’Holocauste » que des révisionnistes. Jacques Chirac avait immédiatement demandé à son ministre de la Justice l’ouverture d’une enquête sur mon compte.

La vidéo sur le procès contre Ariane Chemin a été réalisée par Vincent Lapierre : cette mise en ligne, qui date du 23 mai, vers minuit, est particulièrement intéressante. A ne pas manquer : la lecture des commentaires.

Sur « L’affaire Faurisson », un rappel : L’Incroyable Affaire Faurisson (présentation du 5 juillet 2014).

Sur le procès de Nuremberg : Le procès de Nuremberg (1945-1946) est le crime des crimes, 22 novembre 2010.

Wednesday, May 17, 2017

Manuel Valls : « Dans tout le monde on est meuchant avec moi. Dans tout le monde, sauf en Israël »


En un premier temps relisez mon petit article La victoire de Dieudonné et l’humiliation de Valls (6 février 2015). 
En un deuxième temps, cherchez sur Internet un site quelconque où peut se voir et s’entendre le sketch de Dieudonné sur Manu la Tremblote.
En un troisième temps, délectez-vous de la lecture de Pour Valls, « Macron est méchant » et « n’a pas de limites » (Le Point, 14 mai 2017).
Etonnant ! Vous y verrez que le diagnostic quasi médical que portaient autrefois Robert et Dieudo sur Manuel Valls se vérifie aujourd’hui dans la réalité. 
Voici, en effet, qu’en mai 2017 Manu la Tremblote se plaint comme un enfant gâté de ce qu’on est, paraît-il, meuchant-meuchant avec lui. Certes Macron vient de lui faire une fleur en lui annonçant qu’il ne lui opposerait aucun rival aux prochaines élections mais Manu, qui est « lucide », n’est pas dupe. Il déclare : « Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe ». Il ajoute que François Hollande est méchant, mais « dans un cadre » tandis que Macron, lui, est un méchant renforcé car, dans la méchanceté, il « n’a pas de codes, donc pas de limites ». Avec sa modestie habituelle, il se juge « pas dupe », « lucide » et même « extrêmement lucide ».
Il se plaint 1) de ce qu’on se joue de lui jusqu’au bout (sic), 2) de ce qu’on l’humilie (sic), 3) de ce qu’on l’isole (sic) et 4) de ce que, pour finir, on se paie sa tête en lui offrant une dérisoire et fausse compensation.
Oh ! Mais attention !  « L’arrogance » (sic) qu’il découvre, par exemple, chez tel proche de Macron, ne va pas suffire à le déstabiliser. Sous-entendu : en plus de son extrême lucidité, il possède une solidité à toute épreuve.
Plus que jamais on se demande si Manu ne serait pas atteint d’une forme de démence. Souffrirait-il, en plus, de la maladie de la persécution ? Serait-il un colérique sujet à des transes de haine, de hargne et de détestation ? Et puis, que cache un tel degré d’immodestie et de candide forfanterie ? 
Une nouvelle occasion se présente aujourd’hui de tourner en dérision ce fanatique, ce désaxé qui, oubliant sa charge de ministre et ses hautes responsabilités politiques, avait été vu dans les rues de Paris se précipitant à pied vers le Conseil d’Etat ou le Conseil constitutionnel pour s’y assurer qu’un Dieudonné ne pourrait plus jamais poursuivre en France ses tournées de comédien, de bouffon, de génie comique. 
Mais ne nous inquiétons pas outre mesure pour celui qui, se jugeant « éternel » (autre vantardise), a, en juin 2011, déclaré : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » (voyez, au site « arretsurimage.net » à la date du 14 novembre 2012Valls « lié a Israël » : une déclaration embarrassante ?, sans oublier les commentaires).

Dernière heure (Europe1.fr, 21h43) : Dieudonné candidat aux législatives contre Manuel Valls
17 mai 2017

Saturday, April 29, 2017

Offensive du journal "Le Monde" contre Jean-François Jalkh et Robert Faurisson


Le Monde, journal oblique, daté du samedi 29 avril 2017, s’en prend à Jean-François Jalkh et à ma personne 
          en première page, sous le titre « Le FN rattrapé par son passé » ;
          en page 6, sous le titre « Jean-François Jalkh renonce à la présidence du FN » ;
          en page 23, dans son éditorial, intitulé « Les liaisons dangereuses de Mme Le Pen ».
C’est dans cet éditorial qu’après avoir noté qu’en 2000, M. Jalkh déclarait « impossible d’un point de vue technique » que le gaz Zyklon B eût été « utilisé dans des exterminations de masse. Il disait encore son admiration pour un négationniste comme Robert Faurisson », Le Monde  ajoute : « Comment qualifier cette insistance à nier la singularité du crime dont les juifs – et les Tziganes – ont été les victimes ? Pourquoi cette obsession à refuser l’un des faits les plus scientifiquement avérés de l’histoire moderne ? »
« […] l’un des faits les plus scientifiquement avérés de l’histoire moderne » !!! Crasse ignorance ! Insolente chutzpah ! Pendant soixante-douze ans, en des centaines de procès en Europe pour « crimes contre l’humanité » lors de la guerre de 1939-1945 (exclusivement imputés aux Allemands vaincus), les magistrats instructeurs n’ont ordonné aucune expertise médico-légale de la scène de crime et de l’arme du crime, démarche qui aurait constitué la base de tout constat scientifique. Ils se sont essentiellement contentés de « témoignages » ou d’« aveux ». A l’exception d’un seul cas, celui du Struthof-Natzweiler (Alsace), un camp très tôt repris aux Allemands. Or il se trouve qu’obéissant aux usages criminalistiques normaux, le professeur René Fabre, toxicologue et doyen de la Faculté de pharmacie de Paris, a rendu, le 1er décembre 1945, des conclusions négatives sur la prétendue « chambre à gaz » de ce camp.
[Le mardi 9 mai 2017 à 13h30 à la XVIIe Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris aura lieu le procès qu’avec l’aide de mon avocat, Me Damien Viguier, j’intente pour diffamation à la journaliste du Monde Ariane Chemin. Venez en nombre et bien en avance !]
29 avril 2017

Wednesday, April 26, 2017

Donald Trump sur Israël, les juifs, l’Holocauste et le révisionnisme historique, à partir de quatre pièces en ligne


1 – Transcription du discours de Trump devant l’AIPAC, principal organisme du lobby sioniste américain – site de Time magazine, 21 mars 2016 http://time.com/4267058/donald-trump-aipac-speech-transcript
...
Je vous parle aujourd’hui [21 mars 2016] en tant que partisan et véritable ami d’Israël de toute ma vie.
...
Au printemps 2004, au plus fort de la violence dans la bande de Gaza, j’ai été grand maréchal du 40e défilé « Salute to Israel », le plus grand rassemblement à l’appui de l’Etat hébreu.

C’était un moment très dangereux pour Israël et, franchement, pour quiconque soutenait Israël. Beaucoup ont refusé cet honneur. Moi, non. J’ai pris le risque et je suis content de l’avoir fait.

Je suis venu ici pour vous parler de ma position sur l’avenir des relations entre l’Amérique et notre allié stratégique, de notre amitié indissoluble avec notre frère culturel, la seule démocratie au Moyen-Orient, l’Etat d’Israël.
...
Quand je serai président, croyez-m’en, je vais opposer un veto à toute tentative de la part de l’ONU d’imposer sa volonté à l’État hébreu. Telle tentative se verra opposé un veto à 100 pour cent.
...
Quand je deviendrai président, les jours où l’on traite Israël comme un citoyen de seconde classe se termineront au jour numéro un.
...
Nous transférerons l’ambassade américaine à la capitale éternelle du peuple juif, Jérusalem.
Et nous enverrons un signal clair qu’il n’y a pas de jour entre l’Amérique et notre allié le plus digne de foi, l’Etat d’Israël.

Les Palestiniens doivent venir à la table [des négociations] en sachant que le lien entre les États-Unis et Israël est absolument, totalement indissoluble. Ils doivent faire cela.

Et ils doivent venir à la table prêts à accepter qu’Israël est un Etat juif et qu’il existera pour toujours en tant qu’Etat juif.

J’aime les gens dans cette salle. J’aime Israël. J’aime Israël. Je suis avec Israël depuis si longtemps, dans ce sens que j’ai reçu certains de mes plus grands honneurs d’Israël, mon père avant moi, incroyables. Ma fille, Ivanka, est sur le point d’avoir un très beau bébé juif.
[...]

2 – “Asked about anti-Semitism, Trump promises ‘a lot of love’” (Interrogé au sujet de l’antisémitisme, Trump promet “beaucoup d’amour”) – Times of Israel, 16 février 2017 http://www.timesofisrael.com/asked-about-anti-semitism-trump-promises-a-lot-of-love
...
« En ce qui concerne les personnes, les personnes juives – tant d’amis, une fille qui se trouve être ici en ce moment, un gendre et trois très beaux petits-enfants », a-t-il déclaré.
...
Le président a poursuivi : « Je pense que vous allez voir une Amérique bien différente au cours des trois, quatre ou huit prochaines années. Je pense que beaucoup de bonnes choses sont en train de se passer et que vous allez voir beaucoup d’amour ».

3 Trump said [to be] bidding to defeat new anti-Israel UNESCO resolution” Times of Israel (Trump se serait engagé pour faire battre une nouvelle résolution anti-israélienne de l’UNESCO) – Times of Israel, 24 avril 2017 http://www.timesofisrael.com/trump-said-bidding-to-defeat-new-anti-israel-unesco-resolution

Le gouvernement Trump aurait ordonné aux ambassadeurs des E.U. auprès les Etats membres de l’UNESCO d’engager des réunions avec les ministères des affaires étrangères de leurs pays hôtes visant à battre une résolution anti-israélienne qui doit être discutée par l’organisation culturelle de l’ONU la semaine prochaine.

[...]

4 – “‘We’ll confront anti-Semitism,’ Trump vows at Holocaust event (Nous affronterons l’antisémitisme, promet Trump lors d’un événement commémorant l’Holocauste [sous la coupole du Capitole à Washington]), Times of Israel, 25 avril 2017 http://www.timesofisrael.com/trump-at-holocaust-event-vows-we-will-confront-anti-semitism

WASHINGTON - Le président des États-Unis, Donald Trump, a prononcé mardi [25 avril] sa plus forte dénonciation de l’antisémitisme, qualifiant les négateurs de l’Holocauste de « complices de cet horrible mal » et promettant d’user de son pouvoir pour « affronter l’antisémitisme ».

Dans son discours pour la commémoration annuelle des Journées du Souvenir tenue par le Musée Mémorial de l’Holocauste, allocution donnée dans l’intérieur hautement orné de la rotonde du Capitole des Etats-Unis, Trump semblait répondre aux préoccupations exprimées pendant les premiers mois de son gouvernement par des dirigeants juifs, selon lesquels il aurait été réticent à attaquer l’antisémitisme de front.

« Ceci est mon engagement envers vous : nous affronterons l’antisémitisme », a dit Trump. « Nous éradiquerons les préjugés, nous condamnerons la haine, nous rendrons témoignage et nous agirons. En tant que président des États-Unis, je me tiendrai toujours aux côtés du peuple juif – et je me tiendrai toujours aux côtés de notre grand ami et partenaire, l’Etat d’Israël ».

La commémoration de cette année a été la première depuis la mort l’an dernier d’Elie Wiesel, et Trump a rendu hommage à l’écrivain de renom et survivant de l’Holocauste, disant que les leçons de la vie de Wiesel le guideraient dans ses décisions pour empêcher des atrocités comme l’Holocauste de se répéter lorsque lui serait de quart.

« Je crois au célèbre plaidoyer d’Elie selon lequel “pour les morts et les vivants, nous devons rendre témoignage” », a-t-il déclaré. « C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui, pour rendre témoignage. Pour assurer que l’humanité n’oublie jamais, jamais que les nazis ont massacré six millions de Juifs. Deux tiers des Juifs d’Europe ont été assassinés dans le génocide ».

Le président a également stigmatisé les négateurs de l’Holocauste, en des termes plus véhéments que ceux qu’il a utilisés par le passé.

« Ceux qui nient l’Holocauste sont complices de ce mal horrible. Et nous ne nous tairons jamais – nous ne le ferons tout simplement pas –, nous ne nous tairons plus jamais, jamais, face au mal », a-t-il dit, une grande statue d’Abraham Lincoln le surplombant.

La négation de l’Holocauste, Trump a ajouté, est « seulement l’une de maintes dangereuses formes d’antisémitisme, qui se prolonge partout dans le monde ».

Il a clôturé son discours en disant : « Aujourd’hui, nous faisons deuil, nous nous souvenons, nous prions, et nous nous engageons – plus jamais cela ».
L’événement a d’abord été organisé en 1979 [sous Jimmy Carter]. L’année suivante, le Congrès a établi, au nom de la nation, la semaine annuelle du souvenir en tant que commémoration officielle de la Shoah.